Comment faciliter le coucher des enfants?

Quand notre enfant refuse d’aller dans son lit, ou quand une fois couché, il n’arrête pas de se relever à la moindre occasion, parce qu’il a soif, faim, envie d’aller aux toilettes… Que faire?

Les prédispositions à l’endormissement

ll est conseillé d’éviter les activités sur-excitante au moins une heure avant le coucher de notre enfant. Effectivement, la technique selon laquelle Il faudrait faire courir l’enfant dans l’appartement, ou le laisser se défouler afin qu’il soit bien fatigué, et qu’il s’endorme rapidement, ne fonctionne pas! En effet, quand notre enfant chahute, court, sa température corporelle augmente, et ses battements de coeur sont plus rapides. Il lui faudra donc attendre un certain temps avant que son corps retrouve une température corporelle normale et une respiration lente. Autant de facteurs qui facilitent le sommeil!

Nous privilégierons les activités-détentes telles que la lecture, le dessin, les puzzles…
Il est également préconisé de supprimer tous les écrans, là-encore au moins une heure avant le coucher. En effet ces derniers diffusent une lumière bleue, qui inhibe la sécrétion de la mélatonine, l’hormone du sommeil.

Le rituel du coucher de l’enfant

C’est l’ensemble des actions que l’enfant effectuera tous les soirs, à la même heure, dans le même ordre. Généralement, il est composé du lavage de dents, d’une histoire, le bisou et au dodo! Vous pouvez bien évidemment créer votre propre rituel.

En prenant l’habitude d’effectuer les mêmes gestes avant de se coucher, notre enfant va « conditionner » son corps pour dormir, et favoriser ainsi un endormissement rapide.

Il peut arriver que le soir, notre enfant ait du mail à commencer à faire son rituel. Personnellement, les premiers temps, j’avais l’impression de répéter au moins 20 fois chaque soir à Benjamin et Manon « Les enfants, c’est l’heure du rituel… » sans qu’il ne se passe rien. J’étais quasiment systématiquement obligée de hausser la voix tous les soirs pour qu’ils aillent se laver les dents! Un jour, j’ai décidé d’avoir recours à un outil très utilisé en éducation positive: le sablier!

Je retournais le sablier correspondant à 10 minutes et je leur disais « Les enfants, à la fin du sablier, il faudra commencer le rituel du soir ». Cette méthode s’est avérée particulièrement efficace: mes enfants allaient se laver les dents sans rechigner!
Les jeunes enfants n’ont absolument pas la notion ni du temps, ni de l’heure. Le sablier permet de matérialiser le temps qui passe, et ainsi de préparer les enfants à la mise en place du rituel du soir.

Anticiper

Pour éviter que notre enfant se relève à répétition, l’idéal est de prévoir toutes les « raisons » qu’il pourrait invoquer pour sortir de son lit. Assurons-nous qu’il ait suffisamment mangé, que sa veilleuse est allumée (si jamais il a peur du noir), qu’il a à sa disposition un biberon d’eau ou une petite bouteille.

Notre enfant peut également se relever car il n’a pas passé suffisamment de temps avec ses parents. Son réservoir affectif n’est pas suffisamment rempli. Donc il va chercher des excuses pour sortir de son lit et voir un peu plus ses parents. Pour contrer cette problématique, vous pouvez instaurer un rituel individualisé avec chaque enfant, c’est-à-dire prévoir dix minutes chaque soir avec chaque enfant. 

Il est important que ce soit un rituel pour chaque enfant. Si par exemple, nous avons 3 enfants, il faut compter au total 30 minutes, à savoir 10 minutes avec chaque enfant. Nous veillerons également à être complètement disponibles pour notre enfant durant ce rituel ( à ne pas répondre au téléphone, consulter ses mails etc…)

Plus notre attention se portera sur notre enfant, plus nous alimenterons son réservoir affectif!

La gestion des peurs nocturnes

Nos enfants peuvent également se relever car ils ont peur des sorcières, des monstres, du loup, des fantômes…. Bien souvent, en tant que parents, nous avons tendance à rationaliser, en expliquant que les loups ne vivent que dans la forêt, et que les sorcières et les monstres n’existent pas. Malheureusement cette technique ne fonctionne pas….

En effet, le cerveau de notre enfant (comme le nôtre) est constitué d’une partie émotionnelle, et d’une partie rationnelle. Or, quand notre enfant nous dit qu’il a peur, il est dans son cerveau émotionnel. Il est donc incapable d’entendre ce que nous expliquons de façon très rationnelle. En revanche, en nous « plaçant » dans son cerveau émotionnel, notre discours sera beaucoup efficace!

Quand Manon était plus petite, elle avait une peur terrible des voleurs d’enfants (une copine dans sa classe lui avait raconté que parfois des voleurs rentraient la nuit dans les maisons et volaient les enfants). Pour l’aider à surmonter sa peur, je lui ai fait dessiner des voleurs d’enfants. Puis nous avons brûlé les dessins dans le barbecue. Je lui ai expliqué que notre barbecue avait un pouvoir magique: le fait de faire brûler un dessin représentant les voleurs d’enfants les faisait disparaitre à tout jamais!

Le lit des parents

Certains enfants refusent de se coucher dans le leur lit et préfèrent aller dans le lit de leurs parents. Face à cette problématique, je vous conseille ce livre « Le lit des parents « de Christine Naumann-Villemin. C’est l’histoire d’un petit ours qui veut systématiquement aller se coucher dans le lit de ses parents…. Ce livre est très bien fait, et permet vraiment à l’enfant d’ancrer la différence entre le lit des parents et celui de l’enfant. J’ai énormément utilisé ce livre en coaching. A chaque fois les résultats ont été probants!

Le rythme du sommeil

Il est également important de respecter le besoin de sommeil de notre enfant, qu’il s’agisse d’un petit ou d’un gros dormeur… Personnellement, mes deux enfants ont des besoins en sommeil très différents. Manon est une grosse dormeuse (elle peut facilement dormir 11 heures par nuit) tandis que pour mon fils, seules 9 heures lui suffisent, alors qu’ils n’ont que 18 mois d’écart… 

Quand mon fils était petit, je le couchais à la même heure que sa soeur, vers 20 heures. Alors que Manon s’endormait de façon quasi-instantanée, mon fils se relevait sans cesse jusqu’à 22 heures, 22 heures 30. J’ai donc décalé le coucher de Benjamin d’une demi-heure environ. E t à partir de ce moment, Mon fils ne s’est plus relevé et s’endormait très rapidement. En effet, avant je le couchais trop tôt par rapport à son besoin de sommeil. Résultat: Benjamin s’énervait dans son lit. Et n’arrivait plus à trouver le sommeil au moment de son cycle.

Si vous sentez que votre enfant n’a pas forcément besoin de beaucoup de sommeil, pouvez décaler l’heure du coucher d’une demi heure. Si le lendemain matin, votre enfant se réveille sans difficulté, cela signifie que son besoin de sommeil est suffisamment comblé. Vous pouvez décaler l’heure du coucher d’une demi-heure!

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