Comment mieux communiquer avec son enfant?

Père qui parle à son fils
Il peut arriver en tant que parents, nous parlions de façon violente à notre enfant, et ce, sans même nous en rendre compte…

Une expérience intéressante

Durant un atelier en parentalité bienveillante que j’animais, j’ai scindé l’ensemble des parents en deux groupes: pour le groupe A, j’ai demandé aux parents d’écrire un dialogue entre eux et leur voisin qui venait d’écraser leurs plantes. Concernant le groupe B, les parents devaient également rédiger une discussion, mais cette fois-ci entre eux et leur enfant qui venait d’écraser leurs plantes avec son ballon.
L’histoire était exactement la même. La seule chose qui changeait, était l’interlocuteur.
Lorsque les deux groupes ont lu devant tout le monde chacun leur dialogue, nous avons pu constater que le dialogue avec l’enfant était plus violent que celui avec le voisin.
Il y a de fortes chances que notre voisin s’énerve si nous lui parlons mal. A l’inverse, l’enfant sera plus facilement en retrait. Il ne répondra pas forcément. C’est la raison pour laquelle, il est difficile en tant que parents de mesurer l’impact sur notre enfant d’une communication violente.

Les violences éducatives ordinaires

Elles ont un effet très néfaste car elles vont atrophier le cerveau. Les enfants qui ont vécu des violences éducatives ordinaires à répétition auront plus de mail à prendre en compte leurs émotions et à les gérer.
L’idée n’est pas de culpabiliser en tant que parents en se disant que nous avons « traumatisé « nos enfants. L’idée est de prendre conscience de ces violences éducatives ordinaires que nous pouvons utiliser à notre insu afin de travailler dessus.

Les différentes violences éducatives ordinaires

  • les violences éducatives physique: les fessées, les gifles, le fait de tirer l’enfant par les oreilles ou encore de lui donner une tape sur la main. Par exemple, notre enfant tape un autre enfant. Pour essayer de lui faire comprendre qu’il ne faut pas taper, nous lui mettons une petite tape sur la main. Le fait de tirer l’enfant brusquement par le bras pour qu’il aille à une place précise fait également partie des violences éducatives ordinaires.
  • les violences éducatives verbales telles que les cris ou les insultes.
  • les violences éducatives psychologiques. Parmi elles, il y a notamment le fait de dénigrer l’enfant. Par exemple notre enfant met du temps à mettre son manteau, et nous allons lui dire : « Que tu es lent! Je n’ai jamais vu un enfant aussi lent…. » . Ou encore notre enfant renverse régulièrement son verre à table, et nous allons lui reprocher : « Qu’est-ce-que tu peux être maladroit! Tu renverses systématiquement tout. » Ces phrases constituent des violences éducatives ordinaires car elles comportent un jugement. Elles mettent une étiquette sur l’enfant, et risquent d’ancrer chez lui un certain type de comportements.
    Parmi les violences psychologiques, il y a aussi le fait de culpabiliser l’enfant. Par exemple, notre enfant a renversé un verre de jus d’orange, le matin juste avant de partir au travail. Or nous avons une réunion très importante ce jour-là. Nous allons donc commencer à nous énerver et à lui dire: « Regarde ce que tu as fait. Je suis obligée de nettoyer. A cause de toi, je vais être en retard. » En aucun cas, notre enfant n’a voulu nous mettre en retard. Il a simplement eu un geste maladroit. La culpabilité que nous faisons peser sur lui est inappropriée et donc violente.
  • Autre forme de violences psychologiques: le fait de discuter de l’enfant alors qu’il est dans la même pièce que nous. Prenons l’exemple de deux mamans qui discutent dans le salon tandis que leurs enfants jouent ensemble à coté d’elles: « -Tous les matins, c’est pareil, il oublie systématiquement de prendre son cartable pour aller à l’école. Si je n’étais pas là, il n’y penserait jamais. Le mien, il peut rester des heures sous la douche. Il est tellement rêveur qu’il a toujours la tête dans les nuages. Comme s’il était dans son monde. » Les mamans pensent certainement que les enfants sont en train de jouer, et qu’ils ne font pas attention à ce qu’elles disent. Mais généralement, mêmes les plus jeunes enfants ont des antennes qui leur permettent de détecter quand leur maman parlent d’eux. Et ce n’est jamais agréable d’entendre quelqu’un parler de nous (généralement pour faire des reproches) sans que nous soyons partie intégrante de la conversation.

Comment déceler les violences éducatives ordinaires?

Ce n’est pas toujours évident! Il existe cependant une technique infaillible: posons-nous la question de savoir si c’était notre conjoint qui nous disait la même chose, comment réagirions-nous. Par exemple, imaginons que notre conjoint nous dise « Dépêche-toi. Tous les matins, c’est pareil. Je suis obligé de t’attendre! ». Que ressentons-nous alors? Si en nous mettant dans la peau de la personne à qui on s’adresse, nous nous disons que cette phrase nous vexe, alors, il s’agit d’une violence éducative ordinaire. Car si nous n’apprécions pas la remarque, notre enfant, non plus n’appréciera pas.

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