L’apprentissage de la propreté!

Enfants qui apprennent la propreté
Généralement, les enfants deviennent propres la journée entre 2 et 4 ans. Cependant chaque enfant est unique. Il est donc important que notre enfant puisse aller à son rythme.

Au lieu de raisonner en terme d’âge, il est préférable d’observer certains signes qui nous indiqueront qu’il est prêt pour le pot :

  • les sphincters ( les muscles) de la vessie de notre enfant sont suffisamment musclés pour lui permettre de contrôler sa vessie. Dès que notre enfant est en capacité de monter ET descendre les escaliers, tout seul, cela signifie que ses sphincters sont déjà bien musclés. Nous pouvons donc commencer à lui proposer le pot.

  • la couche de notre enfant est propre plusieurs heures d’affilées. Là encore, c’est un indicateur qui nous montre que sa vessie est suffisamment grande pour qu’il arrive à se retenir.

  • quand notre enfant nous prévient que sa couche est sale. Un signe qui nous indique que psychologiquement, il est prêt à aller sur le pot!

  • notre enfant ne part pas en courant, quand il voit le pot!

Ni trop tôt, ni trop tard

Une étude américaine réalisée sur des enfants ayant uriné dans un pot avant l’âge de deux ans a mis en exergue que ces derniers présentaient des symptômes d’incontinence, de constipation ou de fuites urinaires. Mettre trop tôt l’enfant sur le pot peut avoir des effets néfastes sur le long terme car la vessie est un organe en pleine croissance jusqu’à environ l’âge de 2 ans.

Ces mêmes symptômes de fuites urinaires et d’incontinence ont également été observés chez des enfants qui n’avaient jamais uriné dans un pot avant l’âge de 3 ans. Il est donc recommandé d’éviter de commencer l’apprentissage de la propreté après 3 ans.

Comment inciter notre enfant à aller sur le pot?

Un moment calme

Il est préférable de commencer l’apprentissage de la propreté à une période « calme” de la vie de notre enfant. Nous éviterons notamment de le faire lors d’un déménagement, à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite soeur, suite à un deuil etc… Sinon cet apprentissage risque d’être beaucoup plus long….

Le mimétisme

La meilleure façon pour que votre enfant aille sur le pot est qu’il vous voit aller aux toilettes! Je sais que cela peut gêner certains parents qui ont besoin d’intimité aux toilettes. Si jamais vous n’êtes pas à l’aise avec cette idée, vous pouvez toujours demander votre conjoint de le faire.

Les livres

Les enfants ont une mémoire très visuelle. Si nous lisons avec eux des livres sur l’apprentissage de la propreté, ils intégreront beaucoup plus facilement le processus. Notamment s’ils ont des héros préférés, n’hésitez pas à lire des livres avec leurs héros préférés sur le pot. Personnellement, mes enfants adoraient Tchoupi. Régulièrement, je leur lisais « Tchoupi sur le pot », ce qui a facilité l’apprentissage de la propreté.

Ritualiser les passages sur le pot

L’idée est de proposer tous les jours à des moments réguliers dans la journée le pot à notre enfant : après les repas, après le bain, avant d’aller se coucher… Ainsi aller sur le pot deviendra une habitude pour notre enfant. Et cela permettra également de réguler son transit sur certaines horaires. Il est inutile de laisser trop longtemps notre enfant sur le pot, dix minutes suffisent largement.
En effet, soit notre enfant n’a pas envie d’uriner ou de déféquer. Dans ce cas, le laisser sur le pot ne servira à rien. Si un adulte reste 30 minutes aux toilettes sans avoir besoin d’uriner, il ne fera rien. C’est la même chose pour notre enfant.

Soit notre enfant n’est pas encore prêt psychologiquement à uriner dans le pot. Dans ce cas, le laisser sur le pot va s’avérer contre-productif car cela ne va que focaliser son refus.

Les débuts

Quand notre enfant commence à uriner dans le pot, nous pouvons l’encourager : » Bravo! Tu peux être fier de toi. Tu as fait pipi dans le pot, comme un grand. Regarde, quand tu fais pipi dans le pot, après, tes fesses sont sèches… »

En revanche, je vous déconseille de donner à votre enfant une récompense. A défaut, nous prenons le risque que notre enfant nous demande un cadeau à chaque pipi dans le pot!

Le lâcher prise

Si notre enfant ressent trop de pression par rapport à l’apprentissage de propreté, cela peut générer chez lui du stress, et créer des blocages.

Je sais que ce n’est pas toujours évident d’être dans le lâcher-prise avec l’entrée en maternelle. Certains parents angoissent à l’idée que leur enfant qui n’est pas encore propre soit refusé à la maternelle. Je ne connais aucun établissement scolaire qui a refusé un enfant parce qu’il avait encore des accidents.

D’ailleurs, une tenue de rechange est systématiquement demandée. Les maîtresses sont habituées « aux accidents ». Donc pas de panique si notre enfant n’est pas complètement propre à l’entrée en maternelle. Il sera propre tôt ou tard!

Les vêtements

Nous pouvons également mettre à notre enfant des couches-culottes qui lui permettront de faire plus facilement des allées et venues sur le pot. Nous privilégierons également les vêtements faciles à enlever tels que les robes les jupes, les pantalons à élastique.

Dans la mesure du possible, nous essayerons de commencer l’apprentissage de la propreté en été. En cas d’accident, il y aura moins de linge à laver! Et notre enfant se sentira plus à l’aise en été avec une culotte en coton, plutôt qu’avec une couche.

En équipe!

Il est préconisé de commencer l’apprentissage de la propreté en même temps à la maison et chez la nounou ou à la crèche. Notre enfant intégrera plus facilement le pot si le discours est le même partout!

Vive les culottes en coton

Dès que notre enfant commence à uriner dans le pot, nous pouvons commencer à lui mettre des culottes en coton! Il sera très fier de porter les mêmes culottes que ses parents! Au départ, il pourra les porter à la maison une heure puis deux puis trois, Et ainsi de suite… Quand il est propre plusieurs heures d’affilées à la mains, nous pouvons lui mettre une culotte en coton quand nous sortons. L’idéal est de prévoir une tenue de rechange, sauf si vous faites simplement un aller-retour à la boulangerie.

Concernant les accidents en dehors de la maison, n’hésitons à dédramatiser.
Quand ma fille a commencé à être propre, les premières sorties en culotte en coton se sont faites pour aller à la boulangerie. Mais un jour, Manon n’a pas réussi à se retenir. Elle a fait un énorme pipi en plein milieu de la boulangerie qui était pleine de monde. J’avoue que je me suis sentie un peu seule au début. Mais au tour de moi, je n’ai eu que des regards et des paroles bienveillants. Et chaque parent a commencé à partager son expérience sur les accidents de ses enfants!

La propreté la nuit

Globalement, les enfants sont propres la nuit entre trois et cinq ans. Là encore, il ne s’agit que d’une fourchette d’âge. Chaque enfanta son propre rythme. La nuit, notre enfant doit se retenir beaucoup plus longtemps. Il est donc important que sa vessie soit suffisamment grande pour qu’il puisse se retenir suffisamment longtemps.Quand nous voyons que notre enfant est complètement propre à la sieste, nous pouvons débuter l’apprentissage de la propreté la nuit.

Il existe des couches qui s’appellent “stop pipi »qui sont équipées d’un mécanisme qui émet une alarme dès que l’enfant commence à uriner. Le but est de réveiller l’enfant pour que par la suite il ait le réflexe d’aller aux toilettes. J’ai essayé ce type de couches avec Benjamin. Cel s’est avéré être une catastrophe : toute la maison était réveillée à chaque nuit pendant toute une semaine sans que Benjamin n’ait jamais eu le réflexe d’aller aux toilettes.

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