L’erreur à éviter avec les enfants!

Enfant gâté
Personnellement quand mon fils était petit et qu’il faisait une « bêtise » comme renverser son verre d’eau, perdre ses gants, oublier de prendre son cartable, il me disait très souvent : »Ce n’est pas ma faute. Je ne l’ai pas fait exprès. « Et cela avait le don de m’énerver! Je ne comprenais pas la façon qu’il avait de se déresponsabiliser en permanence, et pourquoi il réagissait ainsi.

Laisser l’enfant assumer les conséquences de son acte

Pour éviter ce type de comportement chez notre enfant, nous pouvons notamment laisser notre enfant réparer son erreur. Par exemple, si notre enfant renverse son verre d’eau, évitons d’essuyer à sa place. C’est quelque chose que je faisais quasi-systématiquement, en rajoutant la petite phrase « Ce n’est pas grave, je vais essuyer… ».

Je ne le savais pas à l’époque, mais le fait de réparer les bêtises de notre enfant à sa place est très néfaste. Non seulement, cela ne favorise pas sa confiance en lui, dans la mesure où nous renvoyons à notre enfant l’image selon laquelle il n’est pas capable de le faire lui-même, et puis cela ne lui permet pas de développer son autonomie. Et enfin dernier aspect négatif: cela n’incite pas notre enfant à ne pas reproduire son erreur.

D’une manière générale et de façon quasi-instinctive, l’être humain qui a commis une erreur ressent de la culpabilité. Et ceci quelque soit son erreur, si petite soit-elle. En tant qu’adultes, si nous renversons quelque chose ou oublions un objet, nous allons nous en vouloir (pas forcément très longtemps, ni de façon très intense, mais la culpabilité sera bien présente).

Par exemple, nous sommes en voiture en train de faire un créneau, et en faisant une mauvaise manoeuvre, nous abîmons notre voiture. Immédiatement nous allons ressentir de la culpabilité naturelle. Et pour ne plus ressentir cette émotion très désagréable, nous ferons tout à l’avenir pour ne plus la ressentir. Nous serons particulièrement vigilants lorsque nous ferons une manoeuvre. Nous aurons appris de notre erreur….

C’est le même processus qui va favoriser l’apprentissage par l’expérience chez nos enfants. Mais si quand notre enfant casse un vase, nous nettoyons à sa place en lui disant « Ce n’est pas grave, tu ne l’as pas fait exprès. » , notre enfant n’apprendra rien. Il n’apprendra pas à réparer sa bêtise. Il ne ressentira pas de culpabilité naturelle. Et il sera pas vigilant à l’avenir pour ne pas réitérer son erreur.

Trop de culpabilité tue la culpabilité

De la même manière, le fait d’appuyer fortement sur les erreurs de nos enfants va les inciter à se déresponsabiliser. J’ai pu le constater notamment avec mon neveu Gatien. Il avait reçu des talkie-walkie pour Noël, dont il était très fier et qu’il attendait depuis plusieurs mois. Malheureusement, en voulant mettre des piles neuves, il a tiré trop fortement. Résultat le talkie-walkie est tombé par terre et s’est cassé. Mon beau-frère a commencé à s’énerver: « Tu ne peux pas faire attention. Maintenant ton jouet tout neuf est cassé. Qu’est-ce-que tu peux être maladroit! Tu ne prends vraiment pas soin de tes affaires… ». On le dit souvent « la meilleure défense, c’est l’attaque. » Aussi, Gatien a commencé à argumenter: « De toute façon, il n’était pas solide ce jouet. En plus, ce n’est pas de ma faute, si le cache des piles étaient coincés. C’est le jouet qui a un défaut. Je n’y suis pour rien… ».

Quand nous faisons des reproches avec insistance à nos enfants, cela fait disparaitre leur culpabilité naturelle. Ils cherchent à se défendre des accusations qu’ils reçoivent , et donc à se déculpabiliser…

Restons factuels

Pour accompagner notre enfant à prendre ses responsabilités, l’idéal est de décrire uniquement les faits. Nous pouvons dire : « Je vois que tu as cassé un vase. Je vois que le jouet de ton frère est cassé. » Ainsi l’enfant pourra prendre conscience des conséquences de son geste et ressentir de la culpabilité naturelle.

Ensuite, nous pouvons demander à notre enfant de réparer son erreur, en essuyant, ou en donnant un de ses jouets à son frère.
Je me souviens d’une maman que j’avais accompagnée en coaching, et dont la petite fille, Chloé était une fan de la reine des neiges! Or, elle avait remarqué que la reine des neiges avait un trou à l’extrémité de sa manche, dans lequel elle mettait son pouce. Désireuse de ressembler à la reine des neiges, Chloé avait déjà fait deux fois des trous dans les manches de ses vêtements, afin de pouvoir y passer son pouce. La maman avait été très en colère, et avait expliqué à sa fille que les vêtements coûtaient cher, et qu’il ne fallait pas les abîmer. Mais elle ne lui avait pas demandé de réparer son erreur… Aussi, quelques jours plus tard, Chloé fit de nouveau des trous, mais cette fois-ci dans un vêtement qu’une amie de sa maman lui avait prêté. Une occasion formidable pour Chloé de prendre ses responsabilités. J’ai donc suggéré à la maman que Chloé explique elle-même à son amie ce qu’elle avait fait. A l’idée d’expliquer à l’amie de sa maman qu’elle avait délibérément fait un trou dans le pull qu’elle lui avait prêté, la petite fille était très gênée. Elle a ressenti de la culpabilité. Et depuis elle n’a plus jamais fait de trou dans ses vêtements.

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