Comment gérer les crises de nos enfants?


Quel parent n'a pas été un jour décontenancé devant la réaction de ses enfants?Hurlements, pleurs, Sweety se roule même par terre, sous prétexte que son assiette n'est pas de la bonne couleur ou parce que sa sœur a pris un de ses jouets. Le fait nous semble anodin et pourtant Sweety se met dans tous ses états. D'où viennent ces crises ? Comment les limiter ? Quel comportement adopter ?

Voici 3 astuces pour gérer plus sereinement ces crises !😊


Comprendre les crises de nos enfants


Bien souvent, les parents que j'accompagne en coaching, partent du principe que ces crises sont des caprices et que leurs enfants ont des réactions disproportionnées par rapport à l'évènement.

Ils pensent que leurs enfants souhaitent faire tout ce qu'ils veulent quand ils l'ont décidé.

L'une des premières choses que nous apprenons en communication non violente est le fait que chaque émotion est liée à un besoin qui est satisfait ou non. Par exemple, quand une personne nous dit qu'elle nous aime, nous sommes heureux car notre besoin d'importance, de reconnaissance ou d'amour est comblé. De la même manière, lorsque nous n'arrivons pas à faire quelque chose, nous allons ressentir de la colère car notre besoin de performance ne sera pas rempli.

Contrairement aux idées reçues, les crises de nos enfants ne sont en rien des caprices. Elles sont la manifestation d'un besoin de notre enfant qui n'est pas satisfait. En acceptant le fait que notre enfant ne se comporte pas en enfant-roi, mais manifeste un besoin, nous pourrons ainsi gérer la crise de façon plus sereine.


Que se passe-t-il dans la tête de votre enfant quand il fait une crise ?😡


Vous allez faire des courses avec Sweety au supermarché. Vous passez devant le rayon des bonbons. En pensant au plaisir ressenti en mangeant un bonbon, le cerveau de Sweety va secréter de la dopamine, l'hormone du plaisir. Puis, vous refusez d'acheter le fameux paquet de bonbon. Son taux de dopamine va alors chuter de façon fulgurante, ce qui engendre un phénomène d'agressivité. Sweety hurle, se roule par terre, voire même tape son entourage ou jette les objets qui l'entourent. Effectivement, le cerveau du jeune enfant est en pleine croissance, donc immature. Il n'a pas encore la capacité de relativiser. Il vit donc chaque contrariété comme un drame. Par conséquent, c'est à nous, parents de lui apprendre à traverser ses émotions de façon sereine.


Les origines des crises de nos enfants peuvent être très diverses :

- il n'arrive pas à faire quelque chose : besoin de performance

- il est fatigué ou a faim : besoin de manger, de dormir 😴

- il n'arrive pas à se faire comprendre car il maîtrise mal le langage: besoin de compréhension

- il est obligé de faire quelque chose qu'il n'a pas envie (par exemple : mettre son manteau) ou on refuse quelque chose à l'enfant (par exemple de lui acheter un jouet):besoin de liberté

- il veut qu'on s'occupe de lui : besoin de reconnaissance ou d'importance

- il a compris que la crise lui permettait d'obtenir ce qu'il voulait !


En comprenant l'origine des crises de Sweety, vous pourrez les anticiper et les gérer beaucoup plus facilement!


Comment anticiper les crises de nos enfants ?


Première étape : vous pouvez noter sur une feuille les évènements récurrents qui déclenchent les crises. Vous pourrez ainsi mieux identifier le besoin de votre enfant qui n'est pas comblé, et donc mieux prévenir la crise!


Deuxième étape : essayer de combler le besoin de votre enfant avant que la crise n'apparaisse.


- pour combler le besoin de manger ou de dormir, veillez par exemple à avoir avec vous une bouteille d'eau ou un petit-encas et à respecter un cycle de sommeil,

- pour combler le besoin de liberté, quand vous refusez quelque chose à Sweety: vous pouvez, par exemple, lui expliquer avant de partir faire les courses au supermarché que vous n’achèterez aucun paquet de bonbon, mais qu'en revanche, il pourra lui-même pousser le caddie ou mettre les aliments dans le panier,

- pour combler le besoin de liberté, quand votre enfant refuse de faire quelque chose, vous pouvez par exemple lui laisser faire un choix. « Sweety, il faut que tu mettes un pull. Tu préfères le pull bleu ou le rouge? «.👕

- pour combler le besoin d'attention : prévoyez de temps en temps 10 minutes durant lesquelles vous serez complètement disponible pour votre enfant (vous jouerez avec lui sans décrocher le téléphone ou regarder vos mails), 😉

- pour combler le besoin de performance (quand Sweety n'arrive pas à faire quelque chose), vous pouvez lui proposer une autre façon de faire ou de faire autre chose. Par exemple, s'il s'énerve car il n'arrive pas à dessiner un chat, proposez-lui de dessiner une voiture ou un soleil.


En ce qui concerne le besoin de compréhension, c'est-à-dire lorsque Sweety s'énerve car il maîtrise mal le langage, et n'arrive pas à se faire comprendre, j'aimerais attirer votre attention sur une confusion qui est souvent faite par les parents. Chez les enfants qui ne maîtrisent pas encore le langage, une façon de se faire comprendre est de montrer les objets, par exemple une bouteille d'eau, un jouet... Les parents interprètent de façon quasi-systématique, le fait que leurs enfants leur montrent quelque chose comme un désir. Si Sweety vous montre le pain, c'est parce qu'il veut du pain. Mais si Sweety vous montre un nuage dans le ciel, ou un arc-en-ciel, cela signifie-t-il qu'il veut le nuage? Non, bien sûr. Cela signifie simplement qu'il veut vous montrer ce qu'il voit, sans aucun désir de sa part. Quand votre enfant vous montre du pain, plutôt que de lui objecter «Non, tu n'auras pas de pain, ce n'est pas l'heure de manger!», vous pouvez lui dire «Oui, Sweety, il y a du pain sur la table!»🥖 Cela vous permettra d'éviter un certain nombre de crises liées à une mauvaise compréhension!


Que faire quand la crise est là?


Une règle d'or, chers parents, à respecter: ne cédez jamais! Cela ne ferait qu'augmenter le nombre de crises, Sweety ayant intégré que crises = j'obtiens ce que je veux!


Vous pouvez accueillir l'émotion de votre enfant sans dédramatiser. Effectivement, quand nous sommes en colère, et qu'une personne nous dit « je ne comprends pas pourquoi tu t'énerves pour si peu», cela ne fait que décupler notre colère. Décrivez plutôt ce que vous voyez: «Je vois un petit garçon qui est très en colère. Je vois une petite fille qui est déçue car elle n'a pas de bonbon...».


Si la crise est très intense, vous pouvez prendre Sweety dans vos bras, lui caresser doucement les cheveux. Cela permettra de faire remonter son taux d'ocytocine (l'hormone du plaisir) et de calmer la crise.Si votre enfant refuse d'être pris dans les bras, écartez-vous tout en restant dans son champ de vision. Il est important de ne pas laisser Sweety seul dans une pièce, cela ne ferait qu'augmenter son angoisse.😱


Essayez également au maximum de rester calme. La colère appelle la colère. Si vous vous énervez, il y a de fortes chances que Sweety s'énerve encore plus!


Quand la crise est terminée, vous pouvez revenir sur ce qui s'est passé avec Sweety. «Tu t'es mis en colère car ta sœur avait détruit ta tour en kapla. Comment pourrais-tu faire à l'avenir pour exprimer ta colère? Tu peux taper dans un coussin, tu peux crier dans un coussin. Tu peux également dire « je suis très très en colère ! Tu peux faire un dessin pour exprimer ta colère. «  L'idée est d'apprendre à Sweety à identifier ses émotions et à les gérer !


Pour accompagner votre enfant dans cet apprentissage, vous pouvez également lire avec lui des livres sur les émotions. Il y en a un que j'affectionne particulièrement « La couleur des émotions » de Anna Llenas!


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